La fille d’avant par JP Delaney

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Couverture La fille d'avant
La Fille d’avant
est un thriller écrit par JP Delaney et publié aux éditons Mazarine en 2017. Il comporte 428 pages.

C’est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

***

Cela fait un petit moment que j’entends parler de ce livre, beaucoup de chroniques tournent sur la blogo, et si les avis ne sont pas toujours unanimes, ils ont eu de quoi m’intriguer. J’ai donc voulu vérifier tout cela par moi même, et forcément avec plaisir vu que c’est un thriller, et j’ai été vraiment séduite par ma lecture.

Nous avons ici un roman à points de vue un petit peu particulier, puisqu’il alterne entre le passé et le présent. Nous suivons deux femmes, Emma et Jane, toutes deux locataires de la mystérieuse maison située au One Folgate Street, en Angleterre. Cette maison est le fruit d’un travail de l’architecte minimaliste Monkford, qui en plus d’avoir élaboré une maison complètement contrôlée, est complètement dérangé.

Cependant, cette maison cache un lourd secret : Emma y a perdu la vie dans des circonstances étranges : meurtre ? Suicide ? C’est donc, en plus de la maison, un autre lien qui lie les deux femmes, car Jane va mener son enquête pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé et ce qui a conduit à la mort d’Emma.

« La plupart des gens consacrent toute leur énergie à essayer de changer les autres, alors que la seule personne que l’on peut vraiment changer, c’est soi-même. »

En réalité je crois que je pourrai parler de ce roman pendant des heures tant j’ai des choses à dire. Ce thriller est vraiment bon : l’intrigue est intéressante, on dispose d’une bonne dose de suspense, les personnages sont pour certains mystérieux, les informations sont délivrées au compte-goutte… Pourtant il manque un petit quelque chose pour en faire un coup de coeur.

Par rapport aux personnages, j’ai bien aimé Jane. Elle est curieuse et courageuse et assume ses choix. Elle veut aller au bout de son enquête et ne reculera devant rien pour y parvenir, même si on tente de l’en dissuader. Emma m’a semblé plus antipathique, mais c’est je pense, lié aux informations que l’on livre durant la lecture. Elle a emménagé au One Folgate Street avec son petit ami Simon à la suite d’un cambriolage. Lui m’a semblé plutôt banal et passe partout. Il est comme cet ami gentil et timide un peu geek sur les bords que nous avons tous déjà eu dans notre bande de potes. Bien entendu, Edward Monkford est un personnage central dans l’histoire et assez particulier. Et pour cause, c’est un extrémiste du minimalisme. Selon lui, chaque chose doit trouver sa place, rien de ce qui rentre dans cette maison ne doit être superflu … Pour se faire, c’est lui qui choisit les locataires de sa maison, sur la base de réponses à un questionnaire d’au moins une centaine de questions telles que celle-ci :  » 5 b) Vous avez le choix entre faire don d’une petite somme d’argent à un musée qui récolte des fonds pour acheter une oeuvre d’art importante ou envoyer cet argent en Afrique pour lutter contre la famine. Que choisissez vous ? -Le musée -La famine » Curieux n’est-ce pas ? Hé bien vous n’avez encore rien lu ! Au fur et à mesure de l’histoire Edward sait se rendre indispensable aux locataires, et les points de vue obligent, on comprend qu’il y a anguille sous roche (ici c’est même baleine sous gravier tellement les choses sont évidentes !). pour finir, la maison : entièrement minimaliste et domotisée, elle paraît au premier abord comme la maison du futur. Seulement quand la plomberie s’emballe et que le gaz fait des siennes, on commence à se dire qu’il est finalement préférable d’allumer sa douche à la main et d’ouvrir ses volets comme une grande fille. La maison, tout comme son architecte est assez particulière et en est même jusqu’à prendre une place centrale dans l’intrigue.

Le style d’écriture de l’auteur est vraiment top, comme je le disais plus tôt, les informations sont livrées au compte goutte et l’alternance de points de vue est super efficace !

Par ailleurs, j’ai apprécié le fait que l’on ait aussi une partie des questions auxquelles ont été soumises les locataires. J’avoue m’être un peu prêtée au jeu, même si certaines questions sont tout bonnement absurdes, tant la réponses découle d’elle même !

Petit bémol cependant sur la fin que l’on comprend assez rapidement si l’on est attentif à toutes les informations. Cependant, il y a détail que j’ai apprécié et qui rend le titre complètement ambivalent. Je vous laisse le découvrir par vous même 😛

« Vous avez le choix entre sauver le David de Michel-Ange ou un enfant affamé qui vit dans la rue. Que choisissez-vous ?

La Statue
L’enfant »

En conclusion : ♥♥♥♥ Ce roman n’est pas un coup de cœur mais est un super thriller, compte-tenu de l’alternance de points de vue et du suspense usé par l’auteur. J’ai beaucoup aimé immiscer à l’intérieur du One Folgate Street et de tenter de résoudre tous ses mystères avec Jane. Je mets seulement un bémol sur la fin : trop prévisible à mon goût.

Par Nina

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2 réflexions sur “La fille d’avant par JP Delaney

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