Le Lapin Blanc et le Chat du Cheshire par Céline Mancellon

White Rabbit – Temporary

Sans titre4

Le Lapin Blanc et le Chat du cheshire sont les deux premiers tomes de la saga bit-lit Alice Royale écrite par Céline Mancellon et publiée aux éditions Sharon Kena depuis 2012. Ils font respectivement 138 et 150 pages.

« Section paranormale des forces de l’ordre de Lauriennas.

Suite à un étrange e-mail, Alice Royale, enquêtrice fraîchement libérée du Centre des Êtres Clonés, se rend dans une discothèque où Humains et Vampires se côtoient. Sa nature l’a dotée de facultés psi lui permettant l’immunité contre les attaques psychiques des créatures aux dents longues. Mais à peine a-t-elle accepté la mission qu’une autre se présente à elle… et son partenariat avec l’inspecteur Villard, spécimen masculin un brin chatouilleux et susceptible, risque fort de perturber la petite vie tranquille qu’elle menait jusque-là. »

***

Vous commencez à me connaître, devant une réécriture de contes, je suis très faible. Et encore plus lorsqu’il est question d’Alice aux pays des Merveilles. J’avoue que je ne sais plus réellement comment je suis tombée sur ces livres la première fois, mais c’était une évidence, je me devais de les lire. Je n’ai pas été déçue du voyage et je vous en parle tout de suite.

L’histoire prend place dans un monde légèrement différent du notre : déjà il y a des créatures surnaturelles, comme dans tout bit-lit qui se respecte (ici vampires et démons) mais il y a en plus des clonés. A l’image de nos Psi de Psi Changeling, nos clonés sont des êtres froids hyper aseptisés (je ne pensais pas dire cela pour caractériser un Homme un jour…) et dont les pensées sont contrôlées selon un certain protocole.

Alice, notre héroïne (et Sherlock à ses heures perdues), fait d’ailleurs partie de cette caste autant limpide que mystérieuse. Maligne et intelligente, elle est également une fille forte mais tout de même naïve et qui dégaine le sarcasme plus vite que son ombre. Il était évident que nous étions faites pour nous entendre. Elle est enquêtrice en charge des démons. Son amie Mérédith que nous voyons d’ailleurs assez peu dans les deux premiers tomes est, elle en charge des Vampires et Bertrand, des métamorphes. Tout se passait pour le mieux dans le meilleurs des mondes jusqu’au jour où Alice reçoit un mail l’intimant de suivre le Lapin Blanc (comme c’est cocasse !)… Et c’est donc le début d’une nouvelle enquête qui va d’ailleurs mettre les nerfs (mais pas que) de notre Alice préférée à rude épreuve.

« On l’a vidée de son sang et ensuite on lui a ôté le cœur.
– C’est … violent.
– Le moins que l’on puisse dire en effet. »

 

Cependant, notre enquêtrice est également assistée d’un autre duo tout à fait fascinant : Julius le Vampire et le Hunter Beleth, une sorte de Roi dans le monde des démons, et un chasseur de têtes chez les humains. Pour tout vous dire, ces deux là m’ont fait mourir de rire tout au long du roman. Ils ont le chique pour sortir des répliques tout à fait en décalage par rapport à la situation. Tous deux ont eu un coup de foudre pour Alice, et le contraste entre leurs allusions (parfois un peu lourdes je l’admets) et le pragmatisme et l’innocence d’Alice était franchement drôle. Rien que pour ces deux personnages, je vous conseille de lire les romans.
Il y a également le capitaine (commandent ?) Russel, qui est peu rustre, bourru et pas super à l’aise avec les clonés et les créatures fantastiques (que fait-il donc ici ? Le mystère reste entier…). Lui aussi en pince pour notre petite Alice. Nous avons donc affaire à un carré amoureux, je ne croyais d’ailleurs pas cela possible un jour… et franchement cela ne m’a pas trop déplu, même si j’aurais exclu notre petit Russel du tableau car il n’apporte en soi pas grand chose à l’intrigue (si ce n’est quelques répliques croustillantes !)

« Pardon, ma langue a fourché, susurra-t-il.
– Une langue fourchue pour un démon… La belle affaire, gloussa Julius.
– Tu sais, Julius… Il y a un petit moment que je n’ai pas pratiqué l’émasculation… je me demande si je n’ai pas perdu la main, dit le Hunter d’une voix dangereusement douce. »

L’enquête en soit est intéressante bien que plutôt banale. Cependant dans le Chat du Cheshire on apprend énormément de choses sur Alice, sa vie personnelle, les clonés… et cela donne envie d’en savoir plus ensuite et nous pousse à toujours continuer le livre.

L’écriture de Céline Mancellon m’a beaucoup plue, tout est fluide et extrêmement additif, je trouve qu’elle s’adapte très bien à son propos et elle a également beaucoup d’humour, cela va de soit !

Arrêtons-nous également sur ces deux sublimes couvertures. Je trouve que la première reflète beaucoup l’atmosphère un peu particulière de la série, elle est sombre et un peu mystérieuse. La seconde est plus colorée mais est tout aussi jolie et je suis sûre qu’elles rendraient très bien en format papier

Pour finir, je tiens à vous avertir d’avance, les fins de ces deux tomes sont absolument cruelles donc ayez toujours le tome suivant à proximité sous peine de ne pas tenir le coup nerveusement!

« – Alice ? Alice, réveillez-vous. 
– À mon avis, il faut puiser dans les us et coutumes d’antan. 
– Julius… 
– Dans les contes, il est fréquent de réveiller la princesse d’un baiser. Je me dévoue pour la bonne cause ! 
– … 
– Votre Altesse… Êtes-vous systématiquement obligé de pointer cette arme vers moi, et ce, dès que j’ouvre la bouche ? Avez-vous perdu votre sens de l’humour au Pandaimon ? »

 

En conclusion : ♥♥♥♥ Ces deux premiers tomes ont été à la limité du coup de cœur. Leur force vient surtout de leurs personnages qui assurent un rôle important car l’intrigue reste somme toute assez classique. L’humour est très très présent (et plaisant également). Les couvertures m’ont bien plu.

Par ailleurs, la fin du tome deux nous laissait présager un tome 3 qui n’est à ce jour pas sorti. Manifestement l’autrice, qui est sur plusieurs projets de séries à la fois alterne entre les unes et les autres. Autrement dit, il faut prendre notre mal en patience, un jour nous aurons notre tome 3 !

Et une petite dernière pour la route :

« – Je peux effectuer le rite si son Altesse ne se sent pas de le faire. 
Beleth ne put s’empêcher d’esquisser un sourire amusé en lui jetant un rapide coup d’œil. 
– Pour toi, n’importe quelle excuse pour la peloter est bonne à prendre. Julius feignit de s’offusquer. 
– C’est faux ! s’exclama-t-il avec un air dramatique. Je choisis minutieusement mes prétextes. Alice les interrompit en ayant à nouveau de violentes convulsions. — Spurus spiritu ! Ego te ad in Gehennam ! gronda le Hunter. 
– Ah oui, le menacer en latin, je reconnais que ça, c’est la classe suprême ! plaisanta le vampire. Beleth ignora la remarque et apposa sa main droite sur la poitrine de la jeune femme. La peau se mit à crépiter sous la chaleur vive émise par sa paume, comme si le démon la marquait au fer rouge. 
– Je suis jaloux, commenta sobrement Mephistom. 
– Dominus pascit me nihil mihi deerit , poursuivit le roi démoniaque. In pascuis herbarum adclinavit me super aquas refectionis enutrivit me… 
– Petit papa Noël, j’ai été très sage cette année, je n’ai tué personne alors je voudrais moi aussi caresser les seins d’Alice, comme le monsieur qui cite le psaume 23, là. 
– Animam meam refecit duxit me per semitas iustitiae propter nomen suum … 
– Si ce n’est pas possible, la petite dernière de chez Porsche me convient aussi. »

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Par Nina


2 réflexions sur “Le Lapin Blanc et le Chat du Cheshire par Céline Mancellon

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