Havrefer : Le Héraut de la tempête par Richard Ford

Legends Never Die –  Against The Current

Le héraut dans la tempête est le premier tome de la série fantasy HavreFer écrite par Richard Ford et publiée aux éditions Milady. Il comporte 572 pages.

Capitale portuaire des Etats Libres, HavreFer était jadis un symbole de puissance. Mais le roi est parti en guerre et la ville pourrit de l’intérieur. Profitant de la fragilité du pouvoir, le seigneur de guerre Amon Tugha approche. Son héraut s’est infiltré dans la cité pour recruter une pègre redoutable, tandis qu’un mystérieux sorcier terrorise la population en commettant d’atroces sacrifices. Alors que l’ombre du chaos se profile, un groupe inattendu se forme : un mercenaire, une jeune mendiante, un apprenti magicien, une princesse et un assassin vont s’allier ou s’affronter au sein des murs de la cité… sans savoir encore que chacun d’eux a un rôle-clé à jouer dans le destin d’HavreFer, qui s’annonce sanglant.

***

Ce livre m’a été offert il y a quelques temps déjà, et il traînait ainsi sur ma table de chevet depuis des mois ; les nouveautés telles que la Passe-Miroir et Larispem ont davantage retenu mon attention que ce livre. Pourtant le résumé, bien que très classique, semblait rempli de promesses quant à un monde riche en culture et en personnages variés ternis par le constat d’une guerre imminente et du crime toujours plus présent dans la ville. La couverture, quant à elle, sans être d’une beauté absolue, s’avère plutôt bien réalisée et respectant l’univers sombre du livre. Et malgré tout ça, j’ai mis beaucoup de temps à le commencer … et autant à le finir ! J’ai été très déçue par ce livre.

« Quand elle avait commencé à voler, elle avait dû affronter un sentiment de culpabilité, une main glacée qui lui serrait les entrailles. »

L’intrigue, pour commencer, est assez… mince en fait. La guerre approche. La ville est infestée par La Guilde (comprenez la pègre locale). Et voilà. Je suis peut-être un peu de mauvaise foi ; chaque personnage (et il y en a beaucoup) a sa propre histoire et intrigue qui est censée se relier aux autres pour donner une vue d’ensemble de la situation. Sauf que ça ne marche pas. Il n’y a que très peu de rebondissements, les quelques suspenses du livre sont complètement gâchés par la simplicité du scénario ; évidement quand l’assassin vous dit qu’il aime quelqu’un depuis longtemps et qu’il la voit parfois sur un banc, et que quelques pages plus loin la princesse vous dit qu’elle ne veut pas se marier de force car elle aime déjà quelqu’un, c’est pas bien difficile de faire le lien… (et en plus c’est cliché). Bref tout ce qu’on apprend du scénario, c’est la mort potentielle de tous les personnages à cause de la guerre qui se rapproche très vite de la ville. Pratiquement tous les clichés du fantasy sont réunis dans un seul livre ; la princesse et l’assassin amoureux, la mendiante qui finit par devenir une membre de la Guilde, un marchand d’esclave qui est soudain pris de remords quand il rencontre une guerrière au cœur pur qui aide les plus faibles… Rien de bien nouveau, même si le style de l’auteur est fluide et agréable à lire.

« La mélodie de l’acier n’était pas un air agréable. Ses notes fracassantes et discordantes étaient le fruit de l’effort, de la sueur et de la saleté. »

Oubliez les belles promesses de ce résumé ! La guerre et le crime se profilent bel et bien pour la ville d’HavreFer, mais en aucun cas un « groupe » se forme entre les « protagonistes » de l’histoire. La première rencontre avec paroles doit être vers la 250ème page… Certains des personnages sont intéressants et sympathiques à suivre, comme Kaira, une bouclière du temple (une guerrière qui combat pour les plus démunis), ou bien le tout dernier personnage que l’on suit, (celui qui a quelque chose comme 10 pages à la fin du livre…) Azreal, mais la plupart sont ennuyeux ; en fait c’est plutôt le temps qui manque. On suit chaque personnage pendant 20 pages puis on passe au suivant, et encore, jusqu’à retomber sur le premier : de un, ils sont nombreux, et le temps de revenir sur le premier personnage, on ne sait plus qui il est et son but. De deux, on n’a pas le temps de s’attacher au personnage ! Un exemple ; la princesse Janessa. En oubliant le cliché total de la princesse qui devait monter sur le trône et qui est rebelle, on l’aperçoit un peu de temps en temps, et on ne sait rien d’elle. Elle est rebelle. Elle n’a pas envie de se marier, mais accepte ses responsabilités et finit par devenir reine, après avoir prévu de s’enfuir avec l’assassin. Elle veut participer à la vie publique de sa cité, mais n’y connait strictement rien. Et voilà. Et encore, c’est un des personnages les plus développés de mon point de vue.
De même, le terrible sorcier annoncé dans le résumé est évoqué très peu de temps et son cas est résolu en quelques pages à la fin (même s’l fait parti des quelques rebondissements presque surprenants du livre)

« Ils prirent nos mots de pouvoir avec des cœurs de pierre noire »

En conclusion : ♥♥ Une histoire peu originale et très longue à lire, où l’intrigue est mince et l’histoire des très nombreux personnages ne se mêlent que très tard, rendant ainsi le début ennuyeux. Le style de l’auteur est néanmoins sympathique à lire.

Par Claire


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