Découvrons… Lisa Gardner

Dans le cadre de la journée de la femme, nous avons voulu réaliser une série d’articles sur le thème du féminisme tout au long de la semaine. Chaque jour, un article sur le sujet sortira, que ce soit une playlist, un film, une présentation d’auteurs… Nous avons tenté de faire des articles variés. En espérant que cela vous plaise.

John Lunn – Destiny

lisa-gardner-bw

Aujourd’hui je reviens vers vous pour présenter plus longuement Lisa Gardner, cette fabuleuse autrice que j’ai découverte grâce à son roman Preuves d’amour il y a quelques années maintenant. Je vous ai à plusieurs reprises parlé d’elle et, tout comme Anna Gavalda, elle fait partie de ces autrices auxquelles je voue un attachement particulier.

On en peut pas dire que j’ai lu énormément de ses romans : actuellement seulement 4 et 2 de plus sont dans ma PAL. Pourtant, à chaque fois que j’ai l’un de ses romans entre les mains, j’en ressors toujours autant conquise et mon adoration pour l’autrice n’en est que plus grande. Lisa Gardner a une manière particulière de rédiger les choses, de décrire des situations et d’exprimer les pensées de ses personnages et, c’est quelque chose que je pense ressentir malgré le fait que je n’ai à ce jour lu que des traductions.

Couverture Preuves d'amourCouverture Le saut de l'angeCouverture Sauver sa peauCouverture Lumière noire
Pour les résumés, vous avez juste à cliquer sur les couvertures, j’avais peur que l’article devienne trop long

« Si nous sommes génétiquement programmés pour avoir envie de rendre nos enfants heureux, comment se fait-il que tant de parents fassent du mal à leurs enfants ? »

[Je reviendrai plus tard sur les personnages que je vais évoquer plus précisément.]
Ma lecture de Preuves d’amour date un peu maintenant, seulement j’en garde un souvenir très positif et notamment de la fin.  J’ai souvenir de révélations auxquelles je ne m’attendais pas, qui ont raisonné jusqu’au plus profond de moi. J’ai souvenir d’un roman particulièrement addictif et d’une révélation largement à la hauteur du suspense instauré par l’autrice.
Il en est de même pour Le Saut de l’ange. Ma lecture est un peu floue or, j’en garde un souvenir très positif, notamment sur le suspense. On a envie de savoir où est passé l’enfant de Vero, si elle ment, si elle se fait manipuler… Et le suspense est tel que l’on ne peut pas lâcher le livre tant qu’il n’est pas terminé. C’est d’ailleurs un point majeur des livres de l’autrice.
Mes lectures de Sauver sa peau et Lumière noire ne datent que d’il y a un mois donc j’en ai des souvenirs plus précis. Dans les deux cas le thème de l’enlèvement est présent : dans un livre, on le fuit, dans l’autre on l’affronte, tel un cheval de Troie. C’est haletant, psychologique, on veut savoir tout ce qu’il se passe, on a peur, on est pris dans l’histoire complètement et sans demi-mesure.

Couverture Les morsures du passéCouverture Famille parfaite

J’ai également dans ma PAL Les morsures du passé ainsi que Famille parfaite (qui vient juste de sortir en poche). Le premier livre relate la mort de cinq individus dont quatre auraient été tués par une cinquième personne juste avant de se suicider. Or, si tout semble d’apparence simple, les enquêteurs dépêchés sur place remarquent la présence d’un sixième couvert sur la table dressée… (Where is donc le sixième individu ?)
Famille parfaite va raconter l’enlèvement d’une famille en apparence parfaite (paye ton titre !). Or l’enlèvement est surprenant puisqu’il n’y a aucune trace d’effraction ni même de lutte. La grande question est de savoir où est toute la famille, mais également ce qui a poussé son enlèvement.

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• Des protagonistes fortes et courageuses

Si je vous parle spécialement de Lisa Gardner durant cette semaine féministe, c’est d’abord pour ses protagonistes qui, selon moi, incarnent une grande force de caractère et une forte envie de s’en sortir, ce qui n’est pas forcément mis en avant dans d’autres thrillers (non pas que les femmes soient nécessairement rabaissées, mais elles ne sont pas nécessairement mises en avant non plus).

Je m’explique : prenons l’exemple d’Annabelle dans Sauver sa peau. Dans ma chronique, je vous disais précisément cela : « Annabelle est une femme qui m’a beaucoup plue. Elle est forte et courageuse et, plutôt que de se morfondre cachée sous sa couette (ce que j’aurais fait) quant au danger qui la guette, elle sort et part l’affronter, collabore avec la police et prend de gros risques »Et sa détermination est extrêmement bien mise en avant. Elle n’est pas femme à s’apitoyer sur son sort, mais elle n’est pas non plus femme à se substituer à la police pour mener son enquête, mettre tous les méchants en prison et j’en passe. Ce ne serait pas crédible. C’est ce qui fait que je me suis autant attachée à cette femme.
Mais il en est de même pour Flora dans Lumière Noire. Certes, je l’ai trouvée extrêmement inconsciente, mais il n’en est pas moins qu’il faut un sacré cran pour revivre les circonstances de son enlèvement pour arrêter un tueur parce que les enquêtes pour enlèvement de femmes ne vont pas suffisamment vite selon son point de vue. Elle est une femme qui, dans des situations critiques fait preuve d’un incroyable sang froid. Elle a une forte détermination et on ne peut que l’admirer pour cela. J’ai été complètement subjuguée par cette femme.

Par ailleurs, Lisa Gardner nous propose des enquêtrices fortes, qui ne se laissent pas écraser. D.D. Warren par exemple, est une femme qui vaut le détour. Elle est une policière incroyable qui n’a pas peur de se mettre dans des situations dangereuses, qui, immédiatement après une chute remonte en selle, et qui, parfois sait faire preuve d’empathie (mais vraiment parfois). Elle sait à quel moment elle peut faire une entorse à la loi, elle en assume les conséquences ensuite. Tessa Leoni est une femme que j’ai moins croisé, mais, j’ai souvenir d’une enquêtrice droite et forte, qui prend le temps de réfléchir avant de faire des choix. Dans Preuves d’amour, elle se retrouve confrontée à D.D. et ensemble dans une même histoire, je suis forcée d’admettre que ça déboîte.

« Nous savons que les monstres existent et qu’ils ne vivent pas tous dans les placards. »

Par ailleurs, et je terminerai là-dessus, Lisa Gardner est une autrice qui manie le suspense avec une main de maître. Ses thrillers sont en majorité des thrillers psychologiques qui nous tiennent en haleine. Je sais que je ne suis pas très objective, mais je trouve que le fait d’avoir des romans addictifs empêche qu’il y ait des longueurs. Aujourd’hui, on trouve beaucoup de romans dont les pages se tournent facilement, pas forcément parce que l’on veut connaître la fin du roman, parce que l’auteur a un style de fifou, mais parce que le roman est construit de cette manière, que les phrases sont courtes, trop concises, au détriment même des descriptions. C’est un schéma que j’ai retrouvé dans des romans YA et contemporains, mais je sais bien qu’il y en a dans d’autres genres (même dans mes thrillers, cruelle réalité). Dans le cas des thrillers de Lisa Gardner, on va retrouve ce côté page turner, mais justement parce que l’on a envie de savoir ce qui va se passer ensuite.

J’espère avoir réussi à vous convaincre de découvrir cette autrice qui me tient vraiment à cœur. Si vous connaissez certains de ses romans, que vous l’avez découverte grâce à cet article, ou même, si vous avez simplement envie de laisser une trace de votre passage, les commentaires vous sont ouverts.

Par Nina


4 réflexions sur “Découvrons… Lisa Gardner

  1. Je n’ai pas encore découvert ce que tu as lu de l’auteure mais je viens de finir Les Morsures du passé (j’avais déjà lu La Maison d’à côté il y a quelques années). J’aime bien son style, la construction de ses enquêtes. Le personnage de D.D Warren me plait beaucoup, fort, drôle et indépendante. Les thèmes de l’enfance et des sévices et traumatismes contre les plus jeunes ont l’air de prendre une grande place dans la plupart des récits de l’auteure. Pour le moment, j’ai remarqué qu’elle utilisait intelligemment son sujet avec beaucoup de documentation derrière. Après, je trouve souvent que l’intrigue est parfois convenue et pas toujours très surprenante. Mais j’ai très envie de découvrir Sauver sa peau et Lumière noire en particulier.

    Aimé par 1 personne

    1. De tous les livres que j’ai lu d’elle, Sauver sa peau reste mon préféré, je te le conseille grandement.
      Je suis d’accord avec toi pour les sujets abordés, ce qui touche à l’enfance reste assez centrale même si c’est traité de manière différente : enlèvements, fuite…
      C’est vrai que les enquêtes sont très plaisantes à lire en raison de la documentation, on le voit dans les remerciements d’ailleurs, elle s’adresse à beaucoup de personnalités spécifiques pour bien cerner ses sujets.
      Etant donné que j’ai lu Sauver sa peau et Lumière Noire en même temps, j’ai trouvé des similitudes entre les deux romans dans les procédés… mais c’était peut-être une exception. Je vois bien de quoi tu parles 🙂
      En tout cas, je suis contente de voir un avis similaire au mien. Merci pour ton commentaire et bonne lecture si tu tentes l’un des deux livres cités ! 😉

      Aimé par 1 personne

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