Le Coma des mortels par Maxime Chattam

American Murder Song – Mary 

Le coma des mortels est un thriller écrit par Maxime Chattam et publié en 2016 aux éditions Pocket. Il comporte 389 pages.

« Qui est Pierre ?
Et d’ailleurs se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ?
Un affabulateur ?
Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.
Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… Un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma ou David Lynch filmerait Amélie Poulain. »

***

Aujourd’hui je me penche sur Le coma des Mortels, véritable ovni de la littérature. Entre déjections de pandas et malédictions, ce livre se révèle être une lecture qu’il sera difficile d’oublier…

Le récit se fait à l’envers selon notre héros un peu étrange. Celui-ci est convaincu qu’une malédiction pèse sur lui, et raconte toute son histoire au policier qui l’interroge sur le meurtre de l’une de ses petite-amies. C’est ainsi qu’on en apprend plus sur lui…

Mon psy me fait stagner dans le passé pour me pourrir le présent, afin que je n’aie pas d’avenir

Après son enfance difficile et une bonne partie de sa vie passée chez le psy, notre sympathique compagnon coupe tous les liens entre lui et son ancienne vie. C’est là qu’il rencontre Julie, à un cours de théâtre puis Ophélie, une amie de Julie (faites bien attention aux noms car ils en ont tous plusieurs…) Ils tombent amoureux. Sauf qu’Ophélie est loin d’être normale ; le premier rendez-vous se fait dans un cimetière, et le second dans les galeries Lafayette une fois les magasins fermés. Elle collectionne les suicides, et elle-même est déjà morte plusieurs fois. Au vue des antécédents de notre héros, il ne se sent pas plus gêné que ça, et ils s’aiment tout de même. (Non je ne m’arrêterai sur les histoires d’amour de notre psychopathe préféré, sinon j’en ai pour des jours). Entre temps, il a trouvé un emploi au zoo de Vincennes, où il est en charge des pandas. C’est à peu près à ce moment là que je me suis dit que je n’aurais jamais dû commencer ce livre. Il donne du LSD aux lémuriens, du viagra aux marmottes,… Mais là sa malédiction le rattrape ; poursuivi par son ancien psy, il voit tour à tour mourir la vétérinaire du zoo (qui n’est pas plus saine d’esprit que tout le reste des personnages), le directeur du zoo, Ophélie avec qui il s’était disputé, Julie, avec laquelle il avait fait des galipettes et un vieux mentor qui retrouve des objets disparus et qui voulait que notre malchanceux héros prenne sa relève. Sans compter la disparition de son collègue à moitié psychopathe. Ça fait quand même beaucoup pour un seul homme. Mais il n’est pas encore au bout de ses peines. Après avoir surmonté la perte de tout ce petit monde, il fini par perdre sa seconde petite-amie, rencontrée par l’intermédiaire de ses pêches téléphoniques (il appelle des numéros composés au hasard sur son téléphone). Pas de panique, il finit tout de même par retrouver le coupable de tout ce massacre, et peut à présent avoir une vie tranquille.

« On ne trouve pas le temps, il n’est pas caché quelque part, en revanche on peut décider de prendre celui qui passe sous nos yeux et d’en faire autre chose. »

A l’image du scénario, les personnages sont tous aussi tarés les uns que les autres. Notre héros (il s’appelle Vincent, ou Pierre ou d’autres noms dont je ne me souviens plus) est une personne assez déterminée, étrange dans ses habitudes, mais il paraît plutôt sain d’esprit par rapport aux autres. Ophélie, est, comme je l’ai déjà précisé, une collectionneuse de suicides, et une femme bizarre. Thess (la vétérinaire) est une zoophile complètement accro, Hugo (le collègue psychopathe) est un type étrange qui hait les enfants et pense constamment à tuer ceux qu’il n’aime pas, mais se retient car la plupart d’entre eux ne valent pas la peine d’aller en prison. Je ne vais pas détailler chacun des personnages, mais vous avez bien compris que la galerie de personnalités proposée par l’auteur est variée et chacun possède sa petite personnalité et originalité.

La comédie c’est un peu comme l’écriture : une forme d’art dangereuse pour la santé mentale qui consiste à développer une schizophrénie contrôlée et à jouer avec en en testant la plasticité, la résistance et l’étendue

Je n’arrive pas vraiment à savoir si ce roman est génial, grâce à son aspect totalement perché et complètement loufoque ou si sa lecture n’a été qu’une perte de temps. Je pense qu’il faut vraiment le lire pour comprendre cette ambiguïté. On ne peut pas lui enlever son originalité, tant dans ses personnages que dans son histoire, même si la fin est prévisible. Entre Lucifel, le purgatoire et le coma des mortels, je tends à rester dans l’étrange et le bizarre.

En conclusion : ♥♥ Il est difficile de rendre compte de la folie de ce livre, tant dans son écriture en elle-même que dans l’évolution des personnages. J’oscille entre le génie et la perte de temps. J’avais pourtant déjà lu un des livres de Maxime Chattam mais c’était quelque chose de plus rationnel : la Théorie Gaïa.

Par Claire


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