Premières Lignes #9

Hello tout le monde ! De retour pour le RDV manqué de décembre cette fois-ci ! J’ai ce mois dernier repris la lecture de la série Danny Valentine où je mettais arrêtée au tome 3, assez mitigée. Danny Valentine, écrite par Lilith Saintcrow, fait partie de ses séries inclassables dans mon opinion. Certains aspects m’énervent et m’exaspèrent et d’autres sont géniaux. Cette série me fait donc passer de la déception à la joie quasiment à chaque chapitre et je ne peux absolument pas dire si je l’aime ou non ou si je la recommanderais … Néanmoins, le premier tome reste à mon sens le meilleur et si l’autrice avait pu rester sur cette lignée, cela aurait vraiment été une chouette série bit lit. Enfin bref, je ne tarderai pas à acquérir le cinquième tome (en anglais) donc je vous présente tout de même les premières lignes de Le Baiser du Démon.
Je rappelle juste le principe de ce rendez-vous créé par Ma Lecturothèque. Premières Lignes est un rendez-vous hebdomadaire qui consiste à présenter les premières lignes d’un livre ou de sa lecture en cours. Habituellement je le fais plutôt mensuel mais au vu de mon retard, vous aurez un article par semaine ce mois-ci avant de tenter de reprendre un rythme normal en février.
Bonne lecture !

***

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Ma collaboration avec le Diable commença un lundi pluvieux. Je m’apprêtais à passer l’après-midi à regarder des feuilletons holovid et à faire un peu de divination, et j’étais en train de disposer les cartes et les runes sur le carré de soie bleue que j’avais étalé au sol, quand les murs tremblèrent. Quelqu’un cognait à ma porte comme un malade.
Je retournai une carte de mes ongles vernis, et la bague d’ambre à mon majeur gauche scintilla. L’arcane du Diable s’envola de sa propre initiative sans que j’y aie touché, et atterrit sur une pile de pierres plates runiques. La carte que j’avais retournée était blanche.
— Intéressant, murmurai-je en frissonnant.
Je me relevai lentement du tapis rouge élimé sur lequel j’étais assise et me dirigeai pieds nus vers l’entrée. Un faisceau d’étincelles vertes jaillit de mes anneaux et crépita autour de mes doigts. Je les éparpillai en fronçant les sourcils.
Des ondes de pouvoir agressives tourbillonnaient devant ma porte – quelque chose de dangereux se trouvait de l’autre côté. Je rajustai mon jean en vitesse et décrochai l’épée suspendue au mur du salon.
Aucune lumière ne filtrait par le trou de la serrure. Je ne perdis pas mon temps à essayer de scruter au travers. J’effleurai la surface de la porte avant de poser ma paume droite contre le fer froid. Mes bagues émirent un bourdonnement en sondant l’énergie de la chose qui se trouvait de l’autre côté.
Oh, dieux du ciel. Je n’ai pas la moindre idée de ce que c’est, mais en tout cas, c’est énorme.
En essayant de me préparer mentalement à la désagréable perspective d’être assassinée ou recrutée pour un nouveau job, je déverrouillai la serrure et fis un pas en arrière, levant mon épée en position de garde. L’acier imprégné de magie émit un halo bleuté qui illumina les murs du vestibule, reflété par le grand miroir sur pied à côté du portemanteau. J’attendis.
La porte s’ouvrit lentement en grinçant. Ils ont même pensé aux effets d’ambiance, notai-je, sarcastique, en me préparant à vendre chèrement ma peau si c’était d’assassinat qu’il s’agissait. Je calculai qu’il me faudrait moins d’une seconde pour asséner un coup du revers de ma lame. Dieux merci, ce ne fut pas nécessaire. Je clignai des paupières.
Sur le seuil se tenait un homme de grande taille à la peau dorée, sec et athlétique, vêtu d’un long manteau noir à col haut. Le revolver d’argent qu’il pointait sur ma poitrine était assez déconcertant, légèrement moins cependant que son aura de flammes sombres à la pureté de diamant. Ses cheveux de jais coupés court encadraient un visage tout à fait oubliable au milieu duquel étincelait un regard de jade, surplombant des épaules de rêve.
Super. J’ai un démon devant ma porte.
Je ne bougeai pas. C’est à peine si je respirai.
— Danny Valentine ?

Le ton employé évoquait davantage un ordre qu’une question.

— Qui la demande ? répliquai-je du tac au tac.
Le revolver d’argent n’avait pas l’air d’être un plasgun. Ça ressemblait plus à un vieux 9 mm traditionnel.
— Je souhaiterais parler à Danny Valentine, reprit calmement le démon. Sinon, je vous tue.
— Je vous en prie, entrez. Et rangez ce truc. Votre mère ne vous a jamais appris que c’était très mal élevé de pointer une arme sur une femme ?
— Qui sait quelle créature un nécromant est capable d’invoquer pour garder sa porte ? Où est Danny Valentine ?
Je poussai un soupir intérieur.
— Ne restez pas planté comme ça sur mon paillasson. Je suis Danny Valentine, et vous êtes très mal élevé. Si vous êtes venu pour essayer de me tuer, venez-en au fait. Et si vous voulez m’embaucher, ce n’est pas du tout la bonne façon de vous y prendre.
Je crois que je n’avais jamais vu un démon arborer un air perplexe. Il rengaina son arme et pénétra dans mon vestibule en traversant mes boucliers de sécurité, qui s’écartèrent obligeamment pour le laisser passer. Quand il se retrouva face à moi après avoir refermé la porte d’un coup de botte, je l’avais sondé jusqu’à la dernière molécule.
Voilà qui ne me dit rien qui vaille. Qu’est-ce qu’un seigneur des Enfers fiche chez moi ?
Rien ne vaut l’instant présent pour poser les questions.
— Et qu’est-ce qu’un seigneur des Enfers fiche chez moi ?
— Je suis venu pour vous proposer un contrat, répondit-il. Ou plus exactement, pour vous convier à une audience devant le Prince, qui souhaite vous proposer un contrat. Si vous réussissez, vous serez récompensée au-delà de vos rêves les plus fous.
Ça ne sonnait pas comme un boniment appris par cœur. Je hochai la tête.
— Et si je vous disais que ça ne m’intéresse pas ? Je suis une femme extrêmement occupée, voyez-vous. Savoir réveiller les morts est une compétence assez demandée de nos jours.
Le démon me contempla sans mot dire pendant peut-être vingt secondes. Une vague de sueur inonda mon corps, mes cheveux se dressèrent sur ma nuque et mes doigts se tordirent d’angoisse. Un spasme pénible parcourut les trois cicatrices qui balafraient mon dos. Enfin, il grimaça ce qui pouvait passer pour un sourire amusé.
— D’accord, lâchai-je finalement. Laissez-moi le temps de prendre deux ou trois trucs, et je serai ravie d’honorer l’aimable invitation de Sa Gracieuse Seigneurie, tout ça tout ça. Capice ?
Il ne se départit pas de son expression amusée, mais son visage se fendit d’un rictus meurtrier.
— Bien entendu. Vous avez vingt minutes.
Si
 j’avais su dans quoi je mettais les pieds, j’aurais demandé un peu de temps supplémentaire. Par exemple, le restant de mes jours.

***

Ici, la liste des participant.e.s au rendez-vous ! ^^

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
La Pomme qui rougit
Ma Petite médiathèque
Chat’Pitre
La Booktillaise
Lectoplum
Encore un livre
Le monde de Gulia
Alohomora
Le monde de Callista
Ma Lecturothèque

Par Sophie.

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6 réflexions sur “Premières Lignes #9

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