Premières Lignes #10

Salut, salut ! Enfin le rendez-vous de janvier ! Je vous présente ici ma toute première lecture de 2019, une année qui s’annonce fort bien si toutes mes lectures sont aussi bonnes que celle-ci ! Pour débuter l’année, je suis revenue à une autrice familière (en vérité, ils sont deux sous ce nom, le mari et la femme) Ilona Andrews qui a écrit la série Kate Daniels donc je suis fan. J’avais donc depuis un bout de temps envie de découvrir leur autre série en urban fantasy : Dynasties dont les trois premiers tomes ont été publiés par J’ai lu. L’autrice a annoncé une suite qui devait paraître en août 2019 pour  celles et ceux  que ça intéresse ! 🙂 Pour revenir au vif du sujet, j’ai été vraiment conquise par ce premier tome (preuve le deuxième est déjà fini !) ce qui change agréablement puisque j’avais dû m’accrocher un peu au début de Kate Daniels. Je vous présente donc le prologue, même si j’aurais préféré vous donner le premier chapitre mais cela aurait vraiment fait trop long !
Je rappelle juste le principe de ce rendez-vous créé par Ma Lecturothèque. Premières Lignes est un rendez-vous hebdomadaire qui consiste à présenter les premières lignes d’un livre ou de sa lecture en cours. Habituellement je le fais plutôt mensuel mais au vu de mon retard, vous aurez un article par semaine ce mois-ci avant de tenter de reprendre un rythme normal en février.
Bonne découverte ou relecture ! :p

***

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— Je ne peux pas te laisser faire ça. Je refuse. Kelly, ce type est un malade.
Kelly Waller tendit la main pour toucher celle de son mari, en quête de réconfort. Il détacha une main du volant pour serrer ses doigts entre les siens.
C’est fou à quel point un simple contact peut être intime, songea-t-elle.
Ce contact, nourri par vingt ans d’amour, lui avait servi de roc dans la tourmente cauchemardesque des dernières quarante-huit heures. Sans cela, elle aurait été en train de hurler.
— Il ne me fera pas de mal. On est de la même famille.
— Tu m’as dit toi-même qu’il détestait sa famille.
— Il faut que j’essaie, répondit-elle. Ils vont tuer notre garçon.
Tom regardait droit devant lui, l’œil vitreux, en négociant la courbe du chemin menant à la demeure. D’anciens chênes texans étendaient leurs larges branches au-dessus de la pelouse au vert émaillé de pissenlits jaunes et de renoncules roses. Connor ne s’occupait pas du terrain. Son père, lui, aurait éliminé les mauvaises herbes…
Kelly avait l’estomac barbouillé. Une partie d’elle-même aurait voulu repartir en arrière et trouver le moyen d’effacer les événements des deux derniers jours. Une partie d’elle-même avait envie de faire demi-tour.
Il est trop tard, se dit-elle. Trop tard pour les regrets et les doutes.
Elle devait faire face à la réalité, si terrifiante soit-elle. Elle devait se comporter comme une mère.
Le chemin déboucha sur un haut mur en stuc. Kelly fouilla ses souvenirs. On pouvait oublier beaucoup de choses en seize ans mais elle était certaine que ce mur n’était pas là autrefois.
Un portail en fer forgé bloquait l’accès. On y était. Le point de non-retour. Si Connor décidait qu’elle devait mourir, le peu de magie dont elle disposait ne suffirait pas à l’arrêter.
Connor constituait l’aboutissement de trois générations de mariages soigneusement arrangés pour renforcer la position sociale et la magie familiales. Il était censé être le digne successeur de la fortune de la maison Rogan. Mais tout comme Kelly, il n’avait pas pris le chemin imaginé par ses parents.
Tom gara la voiture.
— Tu n’as pas à faire ça, dit-il.
— Si. Il le faut.
Elle se sentit submergée par une vague d’angoisse étouffante. Ses mains tremblaient. Elle dut déglutir pour s’éclaircir la voix.
— C’est le seul moyen, affirma-t-elle.
— Laisse-moi au moins t’accompagner.
— Non. Moi, il me connaît. Il pourrait te percevoir comme une menace.
Elle déglutit de nouveau mais la boule qui s’était formée dans sa gorge refusait de disparaître. Elle n’avait jamais su si Connor était capable de lire les pensées des gens, mais il avait toujours eu conscience des émotions. Elle était convaincue qu’ils étaient observés, et peut-être même écoutés.
— Je pense que ça va bien se passer, Tom. Si ce n’est pas le cas, si je ne ressors pas, je veux que tu repartes, que tu rentres à la maison. Pour les enfants. Il y a une pochette bleue dans le meuble au-dessus du petit bureau, celui de la cuisine. Sur la deuxième étagère. C’est là que sont rangés nos polices d’assurance et le testament…
— Bon, ça suffit. On rentre à la maison. On gérera ça nous-mêmes.
Elle ouvrit la portière et sortit précipitamment de la voiture pour s’approcher à pas rapides du portail, ses talons claquant sur la chaussée.
— Kelly ! lança Tom. Arrête !
Elle se résigna à toucher la grille de métal. »

***

Je vous (re)mets la liste des autres participant.e.s si vous êtes curieux/curieuses. 🙂

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Au détour d’un livre
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
La Pomme qui rougit
Ma Petite médiathèque
Chat’Pitre
La Booktillaise
Lectoplum
Encore un livre
Le monde de Gulia
Alohomora
Le monde de Callista
Ma Lecturothèque

Par Sophie.

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Une réflexion sur “Premières Lignes #10

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