Premières Lignes #11

On se retrouve ce mois-ci pour le rendez-vous de février dans lequel j’ai décidé de vous présenter ma super lecture des Poisons de Katharz d’Audrey Alwett (disponible aux éditons actuSF collection BadWolf), un livre riche en humour, avec une héroïne badass qui m’a vraiment conquise et une troupe de personnages aux aventures assez rocambolesques ! Cela faisait longtemps que je désirais le lire et je n’ai pas été déçue ! Je tenais beaucoup à vous le présenter et le prologue reflète assez bien le ton du livre – en le lisant je me suis tout de suite dit que cela allait me plaire – je vous laisse donc profiter de la lecture.
Je vous rappelle le principe de Premières Lignes qui consiste à présenter une de nos lectures toutes les semaines ou tous les mois à travers les premières lignes du livre. Il a été crée par Ma Lecturothèque et vous aurez la liste de tous les participants en fin d’article !

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Résultat de recherche d'images pour "les poisons de katharz"

Note Perso : la pseudo version de l’ancien français pour les verbes est faites exprès. Pas de fautes de ma part ni de celle de l’éditeur ! 🙂

Prologue

Et la Guerre Céleste fut finie. La Terre d’Airain estoit purgée de tous ses démons. Les anges dirent alors : « Notre tâche sacrée est ici terminée, il est temps pour nous de partir loin, au-delà des cieux que les humains connaissent. » Il y eut un soir, et il y eut un matin. Le démon Sälbeth, qui estoit le dernier de sa race à cause de ce qu’il dormait pendant la Guerre Céleste, se leva et eut faim. Alors, il mit à feu et à sang la Terre d’Airain, dévorant sur son passage les humains, les troupeaux et les petits enfants. Et il vit que cela était bel et bon, surtout les moutons. Sälbeth était grand et puissant. Dans son dos estoient sept cornes immenses. Son souffle estoit poison, son pas faisoit trembler la terre et son vol semait la mort au-dessous de lui. Aussi, nul n’osait se mesurer à lui. Mais une femme se leva et dit : « En vérité, je vous le dis, nous ne pouvons laisser Sälbeth poursuivre son œuvre de destruction, car ça commence à bien suffire. » Et les autres humains approuvèrent. Lors, tous affrontèrent le démon. Et pendant cent jours et cent nuits, ils furent légion ceux qui perdirent la vie dans le combat. « Nous ne pouvons vaincre une si puissante créature », dit finalement la femme, « seuls les anges ont ce pouvoir, car ils sont leurs ennemis naturels. » Les autres humains – ou ce qu’il en restait – répondirent alors : « Oui-da, mais oncques n’en a vu depuis longtemps. » Et ils se lamentèrent de ce que les anges les avaient abandonnés alors que le travail n’estoit point terminé. Et ils pleurèrent et ils prièrent. C’est alors qu’une lumière leur apparut et une immense silhouette ailée estoit en son sein, qui chantoit « TAAADAAAA ! » car les trompettes célestes estoient déjà parties et vous savez ce que c’est, faut tout faire soi-même. « J’ai entendu vos suppliques, dit l’ange. Je suis Poutrel l’Ange Vengeur à l’Épée. Je n’estois pas encore parti loin au-delà des cieux que les humains connaissent, et je vais à présent finir le devoir sacré de ma race. » Alors, Poutrel affronta Sälbeth dans un combat qui ravagea la Terre d’Airain. Et pendant cent jours et cent nuits, l’air résonna des coups qu’ils se portèrent. Mais à la fin, Poutrel tissa un châtiment sacré autour de Sälbeth, et l’enferma sous le sol, dans un lieu désert. Il le força à se coucher en rond dans le dedans de la terre, et les sept cornes de son dos formèrent sept collines. Et il lui dit : « Sälbeth, tu as mal agi. Pour châtiment, tu resteras prisonnier des entrailles de la terre. » Mais à cause que le châtiment sacré avait besoin d’une clé pour être verrouillé, Poutrel ajouta : « Seule la présence simultanée de cent mille âmes sur le dessus de ton chef pourra te libérer. Mais entre nous, c’est pas demain la veille. Ainsi soit-il. » Et le sort fut scellé. Le démon, furieux d’avoir été vaincu, s’écria : « Je reviendrai ! Et ce jour-là, je n’aurai de cesse de tout brûler jusqu’à ce que le dernier humain disparaisse. » « Faut pas être mauvais perdant, répondit Poutrel. Et maintenant, couché ! » Ainsi fut vaincu le démon Sälbeth. Alors Poutrel dit aux humains : « Maintenant vous devriez être tranquilles, ainsi je puis partir à mon tour, loin au-delà des cieux que les humains connaissent. » Et l’ange s’envola sous les acclamations de ceux qui estoient enfin libérés. Il y eut un soir, et il y eut un matin. Puis, un berger qui passoit entre les sept collines s’exclama : « Dites, y a une grosse fissure par terre, là, c’est normal ? » Et les humains lui répondirent : « La ferme, Gégé ! Tu vois pas que tout le monde est crevé ? T’as qu’à emmener tes bêtes paître plus loin, si ça t’inquiète. » Et ainsi fut-il fait.

Extrait du Pergamin, Part 1 Légendes oubliées de l’Ancien Temps

Chapitre 1

APOCALYPSE J-35 Katharz

Cet apprenti était un con. Un con premier de sa promotion, mais un con tout de même. C’était lui qui les avait fourrés dans cette situation et maintenant, il attendait de Dame Carasse qu’elle répare les dégâts à sa place. La sorcière secoua la tête pour elle-même, se demandant comment elle avait pu se tromper à ce point dans son recrutement. Elle sélectionnait pourtant la crème de la crème, l’élite des écoles de sorcellerie de la Trisalliance. Et elle ne manquait certes pas de volontaires.
Tous se battaient pour trimer à son service. Tous lui assuraient être prêts à marcher à la baguette, pour peu que cette dernière fût magique, car la notoriété de Dame Carasse dépassait les frontières. Mais le problème restait le même : les écoles de sorcellerie coûtaient si cher qu’elles débordaient de gosses de riches, habitués à être dorlotés et s’écroulant à la moindre difficulté. Ces gamins-là n’étaient pas taillés pour survivre dans une ville comme Katharz. À la première terreur, ils se précipitaient dans ses jupes, s’attendant à ce qu’elle les protège. C’était touchant, cette foi qu’ils avaient en ce qu’elle ne laisserait rien leur arriver. Dame Carasse ne voyait pourtant pas l’intérêt de maintenir ses apprentis dans l’illusion. La sorcellerie ÉTAIT dangereuse. Si vous étiez incapable de survivre à votre première année, vous feriez de toute façon un sorcier de seconde zone. Et Dame Carasse ne formait pas de sorcier de seconde zone. Tout de même, le résultat du dernier lustre n’était pas brillant. Elle avait consommé pas loin d’une douzaine d’apprentis en cinq ans. Mais qu’y pouvait-elle si ces petits crétins avaient tendance à brûler vifs, exploser, s’empoisonner ou même se changer en pudding pour l’une d’entre eux ?

***

Voilà si vous voulez connaître le funeste destin des autres apprentis de Dame Carasse, vous serez obligé.e.s de le lire ! 🙂
La liste promise :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
La Pomme qui rougit
Chat’Pitre
La Booktillaise
Lectoplum
Encore un livre
Le monde de Gulia
The Cup of Books
• Ma Lecturothèque
Le Parfum des Mots
Acurlywriter
Les lectures d’Emy
Songes d’une Walkyrie
Shury lecture
Aliehobbies

Par Sophie.

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12 réflexions sur “Premières Lignes #11

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