La Voie des rois, les Archives de Roshar de Brandon Sanderson

Brothers of Metal – Powersnake
(toutes leurs musiques sont vraiment bien donc allez y jeter un coup d’œil si vous aimez ce genre de musique et la mythologie nordique)

Les archives de Roshar T.1 ; la voie des rois t.1 ...

Me revoilà (enfin !) pour vous parler de mes dernières lectures des vacances, et notamment ce livre de Brandon Sanderson, La voie des rois, les archives de Roshar, paru en 2015 en France. Comme vous vous en doutez, La Voie des rois est un roman fantasy et le début d’une série de plusieurs livres sur le monde de Roshar, et le premier tome d’une seule histoire. En effet, les éditeurs se sont dit que publier une livre avec plus de mille pages risquait d’en décourager plus d’un : le premier tome reste tout de même un bon pavé de 700 pages environ. Et qui dit monde imaginaire dit beaucoup (beaucoup) d’informations.

Juste avant de vous parler du livre en tant que tel, il me faut faire une petite digression sur l’auteur. Ce n’est qu’après avoir fini ma lecture, en discutant avec des amis, que je me suis rendue compte que je connaissais l’auteur : en effet, j’avais déjà lu Elantris, un des ses premiers livres. Et c’est là que j’ai compris qui était vraiment Brandon Sanderson. C’est l’auteur qui aide la femme de Robert Jordan à terminer la série la Roue du Temps, une de mes séries fantasy préférée. Si vous êtes fan de fantasy et que vous cherchez une bonne série, lisez la Roue du Temps. Malheureusement, tous les livres ne sont pas encore publiés, mais chacun des romans fait environ mille pages, ça laisse le temps de patienter. Sur ce, intéressons nous à La Voie des rois.

« Les émotions d’un homme sont ce qui le définit, et le contrôle est la marque de la force véritable. Ne rien éprouver revient à être mort, mais se laisser dicter sa conduite par tout ce qu’on ressent revient à être un enfant. »

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Engagé de force dans l’une des armées qui affrontent les Parshendis, Kaladin tente de sauver ses convictions dans une guerre qui perd chaque jour de vue son but initial, venger le roi assassiné cinq ans plus tôt peu après la signature d’un traité de paix. Chef militaire de l’une de ses armées, le clarissime Dalinar Kholin s’intéresse de plus en plus à un texte ancien, la Voie des rois, reliquat de l’époque des Chevaliers Radieux, donc seules les armures et les épées subsistent encore.

Au même moment, dans une cité lontaine, Shallan, héritière d’une maison noble au bord de la ruine découvre les arts magiques et les secrets des mythiques Chevaliers Radieux.

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Ne vous fiez pas à ce résumé que je trouve particulièrement mal construit (pour une fois !) et qui ne reflète pas vraiment l’histoire. En même temps, avec le volume d’informations que l’auteur essaye de faire passer, il n’est pas étonnant que le résumé ne soit que très partiel. On suit principalement trois personnages : Kaladin, un soldat et un meneur d’hommes qui patauge dans ses doutes pendant tout le roman, Dalinar, un chef militaire et un noble qui se pose beaucoup de questions sur la guerre, et Shallan, une femme qui essaye de sauver sa maison (et qui par ailleurs n’a aucun lien direct avec les deux autres). En ajoutant à ces trois-là une multitude de personnages secondaires et la construction d’un monde (construction très bien réalisée par ailleurs) on obtient la base de cette série.

Et là, on touche aux avantages et aux inconvénients que la fantasy offre, spécialement quand l’histoire se déroule dans un monde totalement nouveau.

Alors oui, avoir un monde tout neuf où on peut changer très facilement les règles est absolument génial : un champ des possibilités presque infini, dépasser les contraintes que pose notre monde entre autres. Mais, d’un autre côté, les inconvénients peuvent complètement bloquer l’histoire du livre. En effet, qui dit nouveau monde dit nouveaux lieux, nouveau fonctionnement de l’univers, nouveaux noms parfois aux sonorités très différentes de ceux auxquels on est habitué (c’est pas tous les jours que l’on croise un héros d’un autre monde s’appeler Pierre ou Jacques) et donc implique nécessairement explications pour que l’on puisse comprendre. On touche ici deux points sensibles : il y a tellement d’informations à la fois que cela devient difficile de se souvenir de tout (d’ailleurs il vaut mieux essayer de lire le livre d’un seule traite, sans faire de longues pauses) et l’intrigue est longue à se mettre en place.

Et c’est bien là le négatif que je retiens de ce livre. Entre les citations au début des chapitres, l’histoire des personnages principaux, secondaires, l’aller retour entre eux, le retour dans le passé, c’est assez difficile de s’y repérer. J’ai par exemple mis 400 pages à me rendre compte que les noms au début des parties sont celles des personnages que l’on va suivre. En ajoutant à tout ça le fait que le nom des régions et le fonctionnement des sociétés diffèrent largement et que certains personnages s’intéressent au passé et donc rajoutent de nouveau des informations. Pourtant, même si l’univers est complètement différent, avec un peu d’attention on finit par se repérer, d’autant plus que l’auteur prend tout de même le temps d’expliquer (au moins en partie) son monde. D’où le second point négatif que j’émets sur ce livre : l’intrigue est très longue à se mettre en place.

« Toutes les guerres sont des jeux. le meilleur jeu qui soit, où les pièces perdues sont des vies véritables, où les trophées valent une véritable fortune ! C’est là l’existence à laquelle aspirent les hommes. Se battre, tuer, gagner. »

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé ce livre. Que ce soit l’histoire, les personnages ou encore le mystère qui entoure le passé du monde de Roshar, tout est travaillé et lire ce livre fut un véritable moment de plaisir. Alors bien sûr on retrouve quelques clichés, mais rien de bien dérangeant, d’autant plus que, étrangement, il n’y a pas d’histoire d’amour qui prend toute la place dans l’intrigue. Les personnages suivent une évolution plutôt logique et compréhensible, et sont attachants (enfin presque tous). J’ajoute que les descriptions et notamment celle de la cité dans laquelle évolue Shallan sont incroyables. En ajoutant à tout ça les réflexions sur la guerre, le fonctionnement très hiérarchisé de la société, on obtient un livre exceptionnel, bien qu’un peu long par moment.

« — Père-des-tempêtes !
— Non, je m’appelle Malice. Mais je comprends que la méprise soit facile.
— A cause de l’air que vous brassez, grommela Dalinar, ou du bruit que vous faites ? »

En conclusion : ♥♥♥♥ Sans être un incroyable coup de cœur, ce livre de Sanderson m’a beaucoup plue, malgré la tonne d’informations qu’on reçoit dans toute la première partie du livre et de l’intrigue qui se met assez lentement en place. Il reste un très bon livre de fantasy, et j’ai hâte de lire la seconde partie, car bien des mystères restent à dévoiler ! Alors si vous êtes un lecteur friand de monde imaginaire épique et fantasy, et que la taille des livres ne vous fait pas peur, la Voie des rois est un livre qui pourrait vous plaire.

Par Claire


2 réflexions sur “La Voie des rois, les Archives de Roshar de Brandon Sanderson

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