Premières Lignes #21

Bonjour à tous en ce chaud mois de septembre ! J’espère que les rentrées livresques de tout le monde se sont bien passés et si ce n’est pas le cas, je vais vous recommander une excellente lecture thriller. 🙂 J’ai pu grâce à Nina continuer mon aventure dans les livres de Maud Mayeras en lisant Lux, son petit dernier avant sa prochaine sortie en octobre. Lux est un roman assez court mais qui comme Reflex, m’a vraiment marquée ! Peut-être plus que Reflex d’ailleurs dans lequel j’avais trouvé quelques longueurs. Bref, je voulais vous dire quelques mots dessus en plus de la chronique de Nina que vous pouvez trouver ici. Lux m’a vraiment plu pour deux aspects : sa fin – les fins de Maud Mayeras étant très souvent surprenantes, elles arrivent un peu comme un coup de massue – et la relation entre les trois protagonistes : Antoine, Hunter et Lark. Ce sont vraiment les points forts du livre à mes yeux. En revanche, certaines scènes un peu apocalyptiques m’ont laissée plus sceptique sans non plus gâcher le plaisir de ma lecture. Bref je vous laisse en compagnie du début de ce roman, bonne lecture à vous ! 🙂

Petit Rappel : Ce rendez-vous a été créé par Ma Lecturothèque pour faire découvrir les premières lignes d’un livre, souvent notre lecture en cours. Il est censé être hebdomadaire mais je le fais mensuel par commodité avec mon rythme de lecture. La liste des participant.e.s se trouve comme d’habitude en bas d’article.

***

L’odeur de tempête de Ceduna, ce parfum lourd de terre sèche qui l’enivre à nouveau dès qu’il foule le tarmac. L’homme s’arrête un instant, laisse son visage prendre feu et, lorsque les premiers voyageurs commencent à le bousculer, il se décide à rejoindre le terminal.
Vingt ans qu’il n’a pas revu l’Australie, son ciel rose, sa poussière collante et cette lumière qui brûle tout.
Ici, l’aéroport frôle la ville, ramassée contre l’océan. De loin, tout vous semble gigantesque, mais d’un seul pas vous pouvez tout enjamber.
L’homme remonte McKenzie Street, le dos voûté sous la chaleur, il entre dans une épicerie pour acheter deux packs de Tooheys bien fraîches et ressort sans le moindre mot. Le silence n’est pas une tare ici, plutôt un bienfait. Il vous permet de respirer plus amplement, de vous sentir peut-être plus libre. L’homme marche ainsi jusqu’à O’Loughlin Terrace, qui longe la plage. Il foule le sable brun à l’abri des regards. Le soleil embrase déjà les vagues d’un baiser rose et doux.
L’homme décapsule sa première bière, qu’il avale d’un trait. Il prend le temps de savourer la suivante et marque quelques arrêts pour boire les autres.
Épuisé par les heures de vol et le décalage horaire, il se sent étrangement bien, enfin à sa place. Il avale quelques gorgées face à l’église anglicane de Ceduna, puis devant le point de contrôle de Quarantine. Déjà, il bifurque pour s’éloigner de l’océan. Il quitte O’Loughlin, et le silence des champs l’enveloppe très vite. Le bleu du crépuscule commence à recouvrir le paysage, la lumière faiblit, et pourtant les couleurs semblent plus riches et plus profondes. Il aperçoit une maison verte, devant laquelle une vieille femme semble regarder tomber le soir depuis des heures, assise sur une simple chaise en bois.
Derrière elle, des silos à grains et des champs plats se répètent à perte de vue. Au loin se dresse une autre bâtisse dont les lumières s’allument presque toutes en même temps. Derrière les rideaux se dessinent des mouvements joyeux, si bien que l’homme se prend à contempler un instant les silhouettes qui dansent gracieusement à l’intérieur de cette maison toute simple. La bière aidant, il invente des vies entre les murs. Il faisait cela lorsqu’il était gosse : imaginer un quotidien aux habitants des maisons inconnues.
Il a fait cela il y a vingt ans, durant ce seul été passé à Ceduna, ces quelques semaines qui ont contenu les sentiments les plus contradictoires du monde.
Des jours terribles et merveilleux qu’Antoine Harelde n’oubliera jamais. 

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Par Sophie.


3 réflexions sur “Premières Lignes #21

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