Nos Jours Brûlés de Laura Nsafou

Two Steps From Hell – Star Sky

Nos Jours Brûlés est le premier tome d’une série en cours et écrite par Laura Nsafou, publiée aux éditions Albin Michel. Le livre compte 320 pages.

2049. Depuis vingt ans, le soleil a disparu et le monde est plongé dans la pénombre. La faune et la flore se sont peu à peu adaptées, et les espèces nocturnes, multipliées. Pour les humains, s’éclairer, se nourrir, survivre sont devenus des défis quotidiens. Elikia, née peu après l’avènement de la Grande Nuit, et sa mère Diba, se sont fixé pour mission de ramener le jour sur le monde. Persuadées que la disparition du soleil est liée à celle de Juddu, une ancienne et mystérieuse cité ayant abrité des esprits et des individus dotés de pouvoirs, toutes deux sillonnent le continent africain dont elles sont originaires à la recherche de témoignages. Les récits glanés auprès des Anciens les conduisent jusqu’à l’Adamaoua, une montagne où nulle âme sensée n’oserait s’aventurer…

Après la perte brutale de sa mère, Elikia va rencontrer l’Éclaireur, un des seuls survivants du massacre de Juddu. À son côté, elle découvrira qu’elle peut faire usage de la magie… et aussi que les deux marques incrustées sur sa joue gauche la relient malgré elle à Guddi, la divinité responsable de la disparition du soleil. La jeune fille parviendra-t-elle à s’affranchir de l’emprise que la nuit exerce sur elle afin de respecter la dernière volonté de sa mère : poursuivre leur quête ?

***

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’une de mes lectures assez récente : Nos Jours Brûlés de Laura Nsafou. Ce livre est classé comme étant une science-fiction futuriste. Si vous suivez le blog depuis un certain temps, vous aurez peut-être remarqué que je lis peu de science-fiction (pour ne pas dire pas du tout). C’est un genre que je n’affectionne plus et dont j’ai été un peu dégoutée avec les gros succès type Hunger Games et Divergente. Pour les gens dans le même cas que moi, pas de panique, ce livre est très différent de la science-fiction post-apocalyptique jeunesse dont on a l’habitude et ça fait du bien ! Je tiens également à signaler une chose importante : ce livre a été écrit par une autrice noire et se passe d’ailleurs en Afrique (je vais vous reparler de ce point plus tard, ça a son importance).

Il y a deux choses que je n’ai jamais vues : mon père, et le Jour. 

Nous suivons donc Elikia, une jeunne femme d’une vingtaine d’année, qui avec sa mère cherche à comprendre pourquoi le soleil a disparu et à le ramener. J’ai eu du mal au départ avec l’intrigue mais cela était surtout dû au personnage principal donc j’y reviendrai plus tard. Je dois également préciser que ce livre est un roman jeunesse donc forcément, n’ayant pas exactement l’âge attendu pour le lire, certaines choses me semblaient peu crédibles ou trop rapides à se mettre en place. Mais au fur et à mesure que le livre avance, les révélations ou plutôt les demi-révélations s’enchainent et je me suis retrouvée prise dans l’histoire avec le dévorant besoin de connaitre le mot de la fin. Finalement ce premier tome joue très bien son rôle : il introduit les enjeux de l’histoire et glisse quelques indices par ci, par là, sans nous donner assez pour deviner la suite (celle-ci est déjà en cours d’écriture !).

On nous parlait toujours du « silence des Esprits ». Mais aussi des féticheurs et des deums – des femmes hybrides que l’on dit « dotées », car elles possèdent divers pouvoirs –, tous devenus des orphelins spirituels… de l’étrange changement de comportement des animaux, et de la yarada, la malchance.

Je disais plus haut que j’avais eu du mal avec certains personnages. En fait, j’ai eu des difficultés avec Elikia. Tout d’abord, la narrration est à la première personne et depuis une certaine lecture, ce type de narration est devenue plus compliquée à accepter pour moi. J’ai également trouvé que les évènements s’enchainaient finalement très vite : le décès de la mère d’Elikia – qui survient très tôt dans l’intrigue – est survolé. En tout cas, c’est l’impression que j’ai eu et quelque part, cela laisse à peine le temps au lecteur de réaliser ce qui s’est passé et cela ne lui permet pas s’immerger aux côtés d’Elikia. Je crois que ça a été mon problème durant une grande partie du livre : je ne me suis finalement pas tant que cela attachée à Elikia, ni à aucun des personnages, ce qui fait finalement que leurs relations amicales, amoureuses ou autres … me laissent de marbre. Sans m’être ennuyée à les suivre, je ne pourrais pas dire pour autant que je les ai appréciés. Je verrai si cela change dans le deuxième tome puisqu’un nouveau personnage est introduit et il parait très prometteur !

C’était avant tout.
Avant que les fleuves ne se jettent dans les mers, que les arbres n’offrent des fruits, des feuilles et des fleurs sur leurs branches ; bien avant que le rire du soleil ne soit appelé l’été, et la force de son silence, l’hiver. Il n’y avait rien, si ce n’est quatre voix. Adroa, Iemanja, Ilangaka et Guddi. Tous palabraient, encore et encore, au point qu’aucun d’eux ne savait comment leur discussion avait commencé. Au bout d’un moment, ils parlaient tellement qu’ils oublièrent jusqu’à leurs noms. Alors ils décidèrent de ne parler que de ce qui est vrai. C’est là que Ma’at apparut. Elle balaya les mensonges, et les mots blessants, pour ne garder que le meilleur.

Vous l’aurez peut-être remarqué, sur les réseaux sociaux et dans les tendances livres en ce moment, on parle pas mal de diversité. Alors je suis consciente de l’effet de mode mais le sujet m’intéresse aussi donc je suis contente de découvrir des livres avec des univers très différents de ce dont j’ai l’habitude et qui explorent des mythologies et des imaginaires bien plus variés et méconnus que ceux européens. C’est le cas ici et je dois admettre que l’univers est ce qui m’a le plus plu dans Nos Jours Brûlés. L’autrice s’inspire de diverses mythologies africaines pour construire son univers et permet ainsi au lecteur.ice de découvrir un imaginaire très riche ! Une bonne partie de l’histoire se passe également en Afrique et on voyage pas mal durant l’intrigue pour découvrir des territoires contrastés. J’ai trouvé que l’univers apportait énormément au livre et j’ai également beaucoup appris, je dois l’avouer !

***

En conclusion : ♥♥♥ Nos Jours Brûlés n’est certes pas la révélation de l’année à mes yeux mais j’ai passé un moment sympathique aux côtés d’Elikia. Je lirai certainement la suite car la fin m’a rendue extrêmement curieuse et que je tiens à connaitre le dénouement final de l’histoire tant nombre de mystères n’ont pas été éclaircis. J’ai également beaucoup apprécié l’univers inspiré de plusieurs mythologies africaines. Bref, si vous souhaitez élargir votre horizon, Nos Jours Brûlés est un chouette roman jeunesse qui se lit aisément et que je recommande pour un moment de détente le dimanche ! 🙂

Par Sophie.


Une réflexion sur “Nos Jours Brûlés de Laura Nsafou

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