Demain je pars de Laurent Leoncini

Ed Sheeran – Nancy Mulligan

Couverture Demain je pars...
Demain je pars
est un roman de Laurent Leoncini disponible en ebook pour le moment. Il comporte 274 pages.

Cela ne vous est jamais arrivé d’avoir envie de tout plaquer, que vous ayez seize, vingt-cinq ou cinquante ans ? Changer de pays de pays, de climat, de culture, de vie. L’homme est-il fait pour vivre tout son existence avec la même femme ? Ai-je fait le bon choix ? Après tout, je n’ai qu’une seule vie, je prends le risque ou pas ? Tout plaquer sur un coup de tête déjà trop réfléchi, remplacer ses habitudes quotidiennes pour découvrir quelque chose de nouveau. Pas comme une aventure de vacances pour faire un break, mais partir sans avoir l’idée de revenir, un départ sans retour possible dans le passé. Ça fait quoi de partir sans se soucier de payer son loyer, ses factures, de laisser ses meubles, ses souvenirs, vieilles pantoufles usées que l’on gardait sans savoir pourquoi. Est-ce de la lâcheté, ou du courage ?  Alors quoi faire, garder cette idée comme un beau rêve auquel on pense chaque nuit et que l’on oublie quand le réveil sonne, pour vivre une vie sans surprise dont on connaît déjà le déroulement. Ou bien partir au risque de se ramasser la figure et de gâcher sa vie ?

***

Avant de commencer cette chronique, je dois vous informer que l’auteur nous a contacté et donc nous a donné son livre. Je le remercie énormément, néanmoins je resterai objective dans mon avis.

J’ai déjà entendu parler de ce livre, et le plus souvent en bien. Malgré ma réticence pour les histoires d’amour, (que l’on ne devine pas forcément au vue du résumé) j’ai pris mon courage à deux mains, et me suis lancée dans cette lecture.

J’ai eu beaucoup de mal à la classer dans une catégorie particulière, et plus généralement à le rapprocher avec un autre livre du même genre. Ce n’est pas du tout ce que je lis d’habitude, je n’ai donc rien pour comparer. Je trouve d’ailleurs le résumé un peu « hors sujet ». Bien sûr, le sujet du livre c’est bien l’envie d’aller ailleurs, de vivre une vie qui ne serait pas tracée à l’avance, mais ce livre c’est également et surtout une histoire d’amour entre deux personnes. Et pour le coup, moi qui déteste les histoires d’amour, j’ai quand même réussi à finir ce roman en entier. En fait, je n’ai jamais lu de romances pour la romance ; souvent c’était des petits bouts introduits dans une trame bien plus vaste. Et c’est bien là le problème ; bien trop fréquemment dans un livre de fantasy on a envie que le scénario avance, pas de s’attarder dix pages sur une romance inintéressante car trop niaise ou pas du tout a sa place (quand vous devez sauver le monde ou survivre, vous n’embrassez pas votre fiancé(e)/ petit(e)-ami(e) ou je ne sais quoi d’autre !)

Le livre est découpé en quatre chapitres, ce qui est assez inhabituel. Lors du premier et troisième chapitre, on suit l’histoire du point de vue de l’homme, Hugues de Brissac, également appelé Hugo, et dans les deux autres chapitres, c’est-à-dire le deuxième et quatrième, on suit celui de la femme, Ana Campione. Puisque je le mentionne, je vais commencer par parler des personnages.

Je déteste Hugo. Entre son attitude, ses remarques (machistes par moment) et son caractère, j’ai vraiment eu du mal à le suivre, si bien que j’ai failli lâcher le livre avant le deuxième chapitre. Au moins on peut dire qu’il a une personnalité bien à lui. Un mariage déjà arrangé, des parents riches et une carrière tracée, il décide un jour de tout plaquer. Il vit sa vie jusqu’à apercevoir Ana, un jour dans une bibliothèque universitaire. Il tombe complètement amoureux et au lieu d’aller lui parler, il échafaude tout un plan pour ne pas que leur rencontre ressemble à celle des autres. Je trouve son personnage vraiment détestable pour le coup.

J’ai un peu plus apprécié Ana, même si je l’ai trouve un peu trop gentille. Au début du second chapitre, on découvre qu’elle revient d’un voyage sur une île et qu’elle veut y retourner, et elle aussi tout abandonner (ses études, son appart,…) Elle est curieuse et se fait manipuler par Hugues. Et ne lui en veut pas. Et tombe amoureuse. Je crois que c’est quand même un peu trop gros.

Les différents personnages sont creusés et diversifiés (je passe les personnages secondaires, assez… secondaires en fait. Il n’y en a aucun qui ait réellement retenu mon attention pendant la lecture, excepté la vieille dame désolée je n’ai plus son nom que Hugues manipule pour avoir son argent, qui est, je trouve assez naïve, surtout pour son âge).

Pour le scénario, hé bien, je n’ai pas grand-chose à dire. C’est une histoire d’amour entre deux personnes, ponctuée de réflexions sur le départ, l’aventure, la vie et l’amour. En fait, de mon point de vue de lectrice assidue de fantasy, sciences-fictions, fantastique, ça n’a pas vraiment d’intérêt. (Pour bien que vous compreniez, je vais faire une petite parenthèse et vous raconter un peu ma vie. Rien qu’un peu.)

Ce que je recherche dans un livre, c’est de l’aventure, des frissons, du rêve, de grandes contrées sauvages, une histoire à couper le souffle, des rebondissements, de l’action, de l’humour, de l’émotion, des sentiments, que ce soit de la joie, de la tristesse, ou de la colère. Ce que je veux c’est voyager avec le héros, l’aimer, le détester par moments, rentrer dans l’histoire pour l’aider. Ce que je veux c’est simplement rêver. Et malheureusement ce n’est pas du tout ce que j’ai ressenti.

En effet, quand j’ai fini le livre, je me suis posée quelques questions, comme à chaque fois. Qu’est-ce que ce livre t’a apporté ? L’as-tu aimé ? Pourquoi ? Quelle chose t’a le plus marquée ? etc… Et c’est là que je me suis rendu compte que je ne pouvais pas répondre à ces questions. Ce n’est pas que ce livre est vraiment ennuyeux, mais je ne pourrais pas dire ce qu’il s’est passé. C’est un sentiment assez étrange de ne pas pouvoir résumer (correctement et complètement s’entend) un livre. Là, je peux simplement dire que c’est une histoire d’amour entre deux personnes qui rêvent de partir ensemble très loin. Et pour moi, ce n’est pas un bon résumé, car pas assez détaillé.

J’ai trouvé le premier chapitre vraiment très long, le temps d’annoncer les personnages, l’histoire etc… ainsi que le troisième (curieusement, c’est les chapitres avec ce personnage détestable qu’est Hugues. C’est vraiment très étrange…). Le troisième c’est en fait l’amour entre les deux personnes qui se sont enfin trouvées, et qui coulent de paisibles jours au Costa Rica. Et j’ai impatiemment attendu que ce passage se termine.

Et pour finir un petit mot sur la fin du roman (autant finir sur quelque chose de positif), qui est vraiment touchante. Moi qui n’aime pas les histoires d’amour, j’ai presque lâché un larme. Le titre du livre prend alors tout son sens.

« La tempête viendra peut-être après le beau temps mais quelques heures de ciel bleu avec elle, valent bien tous les orages du monde tout au long d’un vie. »

 

♥♥  En conclusion, un livre avec des personnages travaillés, mais pas sympathiques à suivre, une romance que je m’arrive pas à qualifier, des réflexions sur la vie en générale qui coupent à mon avis la lecture et la fluidité du texte. Mais encore une fois, je tiens à dire que c’était la première romance que je lisais et que je ne suis pas vraiment friande de ce genre de livre, que je ne peux pas comparer, et donc pas jauger à sa vraie valeur puisque que je n’ai aucun véritable parallèle à faire. Je me suis rendue compte à la fin du livre que je  ne m’étais pas vraiment plongée dans l’histoire et donc je ne l’ai pas vraiment appréciée.

La page facebook de l’auteur : ici

Par Claire

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