La 25e Heure par Feldrik Rivat

LP – Lost On You

la-25e-heure-677646La 25e heure est un roman policier/fantastique rédigé par Feldrik Rivat. Il comporte 436 pages et est publié aux éditions de l’Homme sans nom.

Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grands frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent !
Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République. Pendant ce temps, l’Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme.

***

J’ai trouvé ce livre au Salon du Fantastique, je ne le connaissais pas du tout. La couverture m’a intrigué et devant le résumé, je me suis lancée. Autant de dire que je l’ai regretté surtout vu son prix (19,90€) sans vouloir être radine !

Commençons par l’intrigue : le prologue met bien en appétit et les mystères arrivent assez vite. Sauf que sur 400 pages, il y a 300 pages de « je tourne en rond » puis de « je piétine ». Clairement pas réjouissant. Le peu d’action présent est bien trop bref pour nous stimuler ce qui fait que je me suis beaucoup ennuyée ! Les mystères ne s’épaississent pas réellement, ils ne font que se répéter. Le manque de progression des enquêteurs, qui ne nous offrent aucune théorie et se contentent d’observer, est vite lassant. Le pire est que l’auteur ne nous donne vraiment pas d’indices rien pour inciter le lecteur à imaginer des choses etc … C’est horriblement frustrant et donne presque envie de jeter le livre à l’autre bout de la pièce.
Les 100 dernières pages par contre sont plus riches en actions et rebondissements. Malheureusement là encore, pour moi cela n’a pas été une révélation, je m’attendais à quelque chose de plus gros ou plus extraordinaire … La fin en revanche est très bien maniée avec enfin une révélation « fracassante » et je dois le dire inattendue !

Le fantastique est relativement peu (ou pas) présent dans l’intrigue et la manière dont il est présenté à la fin ne m’a pas convaincue. Cela ressemble à une sorte de science ou d’arnaque au choix … Disons plutôt qu’il n’est pas mis en avant ni décrit de la manière dont je l’attendais sauf peut être sur un point sur lequel je ne vous en dirais pas plus.

Les deux personnages principaux à présent :

Lacassagne est un enquêteur aguerri et légende vivante mais également asocial/misanthrope avec des habitudes pour le moins inhabituelles et quand on ne le connait pas, parfaitement excentrique. Je n’ai pas du tout accroché avec lui même si j’ai trouvé son histoire intéressante, surtout au vu de la fin, ainsi que tout ce qu’il doit traverser. Néanmoins son caractère et certaines de ses manières de procéder m’ont déplues au possible.
Louis Bertillon, quant à lui, est le petit nouveau prometteur qui a choisi le meilleur pour se former. Un brin naïf et candide, un peu agaçant dans ses remarques, pas toujours pertinentes, mais qui a de l’avenir. Il m’a laissée passablement indifférente sans que je sache trop pourquoi.
J’ai perçu les personnages secondaires comme n’étant pas assez mis en valeur alors qu’ils étaient pourtant intéressants. J’ai apprécié Clémence, la fiancé de Bertillon, avec son caractère et Alan Pinkerton dont je ne peux pas vous parler plus !

Là où ce livre gagne des points c’est avec l’écriture de l’auteur. Un style soigné sans être difficile qui correspond bien à l’époque du récit. Le vocabulaire qu’il faut et qui rend la lecture agréable. En plus les informations récoltées par l’auteur sur le Paris de 1888 et des grandes personnalités intellectuelles qui y sont enterrées sont tout simplement impressionnantes. J’admire son travail de documentation. Le léger bémol est que les descriptions de Paris, qui seraient passées crème autre part, alourdissent encore un peu notre enquête …
De même, le livre en lui-même est un bel objet. La couverture vaut le détour et le design à l’intérieur est bien fait avec des arabesques pour séparer chapitres et différents points de vue des personnages !

***

« – Vous savez, commence Bertillon, j’ai entendu Charlemont dire à son fils que jamais il n’avait vu de tireur aussi précis que vous !
Mais le Khan ne répond pas. Il n’a jamais aimé se voir complimenté. Remercions-nous une pierre d’être une pierre en ce monde ? Pas sans avoir consommé quelques substances répréhensibles par la loi. »

***

Pour conclure :  Un roman que j’ai eu du mal à continuer et par lequel j’ai été déçue. Je me suis ennuyée durant une grande moitié et certaines choses me laissent encore sceptique. Malgré tout la fin est intrigante et même si je n’achèterais pas le tome 2, peut être que j’essaierais de l’emprunter pour connaitre le fin mot de cette histoire. Celle-ci se dirige vers une uchronie* ce qui pourrait être intéressant.

Par Sophie

*uchronie : reconstruction fictive de l’histoire, relatant des faits tels qu’ils auraient pu se produire en partant d’un fait réel. (ici la construction de la Tour Eiffel)

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