Red Rising par Pierce Brown

Ayant beaucoup de choses à dire sur ce livre et ne voulant pas « censurer » mon avis, il y a des chances que je vous révèle un peu trop ce qu’il se passe dans le background du roman. Si vous ne voulez rien savoir, il est préférable de ne pas lire cette chronique. 

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Guns n’ roses – Prostitute 

Couverture Red rising, tome 1Red Rising est le premier tome de la saga dystopique éponyme écrite par Pierce Brown et publiée aux éditions Hachette en 2015. Il comporte 476 pages.

Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

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Il faut croire qu’en ce moment, j’ai une envie d’imaginaire. Ce qui tombe à pic, c’est que des romans du genre, j’en ai à foison. Cela fait plusieurs fois que j’entends parler de la saga Red Rising, elle est en plus de cela bien notée sur Livraddict et m’a été recommandée plusieurs fois par des proches. J’ai donc sauté le pas et je ne regrette pas, ce premier tome est vraiment très intéressant.

Tout d’abord, un point important et omniprésent dans les romans : les castes. En effet, comme dans beaucoup de romans du genre, la société est régie par une classe dominante (ici les Ors) et les autres sont caractérisées par leurs rôles dans la société (par exemple les Roses sont telles des prostituées, les violets des artistes…) et bien entendu, s’il y a une classe dominante, il y a une classe laborieuse : les Rouges. Comme dans d’autres histoires du genre, un vent de rébellion souffle chez les Rouges qui envient les Ors etc…
Ce n’est pas sans rappeler Hunger Games et ses histoires de Districts ou Divergente… Mais je trouve que dans ce livre-ci cet aspect est bien mieux développé et plus riche. Surtout le clivage Rouge/Ors en fait. Ci dessous, vous pouvez voir le système hiérarchique de la société.

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Par ailleurs, le monde dans lequel évolue l’intrigue se passe dans une galaxie où la lune et les planètes environnantes ont été colonisées. Il y a parfois quelques allusions au passé : les premiers hommes sont partis coloniser Mars, la caste des rouge doit « préparer » la planète pour les prochains terriens qui arriveront etc… C’est bien entendu des choses qui font écho à nos sociétés actuelles puisque la vie sur Mars est au cœur du débat des scientifiques; j’ai donc trouvé hyper intéressant de m’imaginer ce que pourrait donner directement le futur par rapport à ce sujet.

Ensuite et non des moindre pour moi, il y a une omniprésence de l’Antiquité que ce soit dans les noms des peuples Rouges (Gammas, Lambdas…), dans les noms des personnages Or (Titus, au Augustus, Bellone…), mais aussi par la présence de « Dieux » tels que Minerve, Mars ou Apollon.

« Peu importe ses certitudes. Je sais que j’ai raison. Il a tord. Je suis l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres de ce monde. Je suis le marteau qui va briser ses chaînes. »

Par ailleurs, si l’on s’attarde sur les personnages de ce tome, ils sont tous à la fois différents et singuliers. Mickey et « Mustang » sont les deux personnages m’ayant le plus marquée. De manière générale, ils sont loyaux et forment une équipe soudée malgré les épreuves. De plus, si l’on prend cas du héros, Darrow, dont on suit le point de vue pendant toute l’aventure, nous voyons d’abord un rouge qui a perdu sa petite amie. Cette dernière voulant un monde égalitaire tout comme le père du héros, Darrow va, par amour pour elle, se battre pour réaliser ce rêve. C’est un personnage que j’ai trouvé courageux et battant. Cependant, il souhaite vaincre les Ors dans leurs propres disciplines et cela le rend vraiment déterminé. Comme beaucoup de personnages de romans, il a une quête et veut l’honorer jusqu’à la fin. C’est un protagoniste parfois cruel mais qui, cependant, apprend de ses erreurs et on le voit donc mûrir au fur et à mesure des épreuves.

En parlant d’épreuves justement… Les Ors sont tous soumis à une batterie d’épreuves pour déterminer le plus fort d’entre eux. Les meilleurs ont la possibilité de figurer parmi les postes les plus importants de la société. Ainsi, nos personnages vont donc être confrontés à ces tests pour déterminer le plus fort, le plus malin, le plus tactique, le plus intelligent… d’entre eux. Le principe est également de pousser les Ors à aller toujours plus loin que leurs limites. Et ce dans une sorte de jeu de rôle en équipe où les personnages en équipe doivent prendre les tours de leurs alliés en usant de diverses stratégies, d’alliances… C’est d’ailleurs là dessus que se penche un bon tiers du tome. J’ai d’ailleurs trouvé cela vraiment intéressant à suivre.

Il y a également dans le roman une place importante à la notion de vengeance. Que ce soit Darrow qui veut venger sa caste en s’infiltrant chez les Ors, ou un personnage voulant se venger de la mort d’un autre. C’est quelque chose de très présent mais à des échelles différentes. Les Ors sont indifférents aux autres castes, par conséquent ils s’attachent à leur personne, leur réputation et leur entourage proche. Darrow, qui est rouge, nous montre une forme de solidarités entre le peuple puisque tous vivent dans la même galère et s’entraident mutuellement.

« L’acier a du pouvoir. L’argent a du pouvoir. Mais, bien plus que tout le reste, les mots ont du pouvoir. »

Cependant, si la notion de vengeance à part belle dans l’histoire, on voit que la question des mots et du langage a une place assez centrale. Il y a par exemple une chanson que les rouges ne doivent pas chanter, sous prétexte d’être condamnés à mort, c’est comme une chanson des résistants chantée par les proches du héros voulant une terre plus utopique. Parfois même, certains passages sont semblables à de courtes maximes. Et enfin, Darrow va finir par comprendre que c’est par les mots qu’il pourra trouver des alliés, tout comme se faire des ennemis.

En conclusion : ♥♥♥♥ Un roman dystopique qui use merveilleusement bien les codes du genre et qui m’a agréablement surprise, tant par son héros, que son monde et son contexte. L’intrigue est prenante et on ne peut s’empêcher de tourner les pages pour avoir le fin mot de ce premier tome. La suite me semble tout aussi engageante.

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Par Nina

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